Texte n° 2 - novembre 2022
Le contexte
Ce document est issu de la série d’archives dédiée à l’instruction publique sous l’Ancien Régime, dite série D.
Etampes fut dotée d’un collège dès le dernier tiers du XVe siècle, semble-t-il. Cet établissement fut repris par les barnabites en 1629. Ceux-ci s’installèrent au nord-est de la ville au faubourg Evezard. Aux XVIIe-XVIIIe siècles, ces religieux géraient également la maladrerie Saint-Lazare, l’hôpital Saint-Antoine, la commanderie et hôpital Saint-Jacques de l’Epée.
Une des fonctions de ce dernier était d’accueillir les pèlerins se rendant au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. En effet, Etampes est situé sur l’une des « branches » se dirigeant vers ce célèbre site espagnol. Ce texte, passé devant un des notaires de la ville le 17 août 1647, certifie que des pèlerins séjournent journellement dans cet hôpital Saint-Jacques de l’Epée et qu’ils y sont bien reçus et logés.
L’écriture
Abréviations utilisées. Celles-ci sont nombreuses, plus d’une vingtaine. Certaines sont courantes comme les traditionnels « audit, lesdits, dudit, susdit », possédant tous la même graphie pour signaler l’abréviation terminale, par exemple dans :
- « demourans au[dit] Estampes » (L. 27) et sa variante plurielle dans « faict aus[dits] pellerins » (L. 18).
- « ce que les[dits] » (L. 20).
- « en l’estude du[dit] notaire » (L. 24).
- « les ans et jours sus[dits] » (L. 27).





D’autres abréviations sont également courantes pour l’époque comme dans les mots suivants :
- Notaire : « no[tai]re royal à Estampes » (L. 4, 24).
- Honorable homme : « hon[ora]ble hom[me] » (L. 6).
- Saint : « S[ain]t » (L. 10, 16).
- Que : « raffermé q[ue] journellement » (L. 12).
- Maître : « Alain Coquillard, M[aîtr]e cordonnier » (L. 25).
- Et : « logent [et] se retirent » (L. 15, 17, 19, 22-24), voire avec une variante (L. 20).







Enfin, certaines abréviations sont moins courantes dans leur forme ci-dessous comme dans :
- Soubzsigné : « notaire royal à Estampes soubz[ig]né » (L. 4).
- Présents : « p[rése]ntz » (L. 5).
- Tesmoings : « tesm[oings] (L. 5, 27).
- Jour : « jo » (L. 27).




Attention aux lettres n, m, u, v qui souvent se ressemblent et possèdent la même graphie.
Certains « r » ressemblent à un « v » minuscule comme dans:
- « mil six cent quanrante » (L. 2).
- « Balize Pinot, concierge » (L. 9).
- « sciz au fauxbourg » (L. 10).
Les « r » initiaux prennent une forme de « v » barré comme dans :
- « logent et se retirent » (L. 15).
- « requis et accoustumé » (L. 23).


Les accents des mots actuels sont remplacés par des « s » :
- « aujourd’huy dix septiesme » (L. 1).
- « d’aoust mil six cent » (L. 2).
- « en l’estude » (L. 3, 24).
- « notaire royal a Estampes » (L. 4, 8, 11, 15, 27).
- « concierge de lhospital » (L. 9, 16, 19).
- « y demourans, lesquels » (L. 11).



Deux sortes de « s » finaux sont à signaler, ne ressemblant pas à cette lettre :
- « Portehors, notaire royal » (L. 4).
- « comparus en personne » (L. 6).
- « marchant bourgeois » (L. 7).
- « St Jacques de l’Épée » (L. 10).
Une petite variante sur le « s » final :
- « notaire royal a Estampes » (L. 4).
- « St-Jacques qui passent » (L. 14).


Autre variante, le « s » final en forme de « z » comme dans :
- « et quilz y sont » (L. 16).
- « recuz et logez » (L. 17).
Enfin, signalons la forme particulière de certains « e » :
- « pardevant Sanson » (L. 3).
- « Blaize Pinot, concierge » (L. 9).

