TEMOIGNAGES ORAUX

Déplier tous les niveaux

Cote/Cotes extrêmes

26NUM/1-31

Date

2000-2002

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Archives départementales de l'Essonne

Description physique

31 articles

Origine

DIRECTION DEPARTEMENTALE DES SERVICES D ARCHIVES (ESSONNE) (service producteur)

DIRECTION DEPARTEMENTALE DES SERVICES D ARCHIVES (ESSONNE) (service versant)

Modalités d'entrées

versement

Langue des unités documentaires

Français

DOURDAN MEMOIRE DE MONSIEUR MAURICE THIROUIN

Cote/Cotes extrêmes

26NUM/3

Autres Cotes

26 - Num - 19 - Copie de sécurité 26Num/3 (1ère partie) - 2001 - 2001 – 26Num/19 (Cote de substitution)

Date

2001

Importance matérielle

01/30/00

Caractéristiques physiques

produit fini, TRANSFERT2001 sur CDaudio, DAT, Interview

Origine

DIRECTION DEPARTEMENTALE DES SERVICES D ARCHIVES (ESSONNE) (service producteur)

DIRECTION DEPARTEMENTALE DES SERVICES D ARCHIVES (ESSONNE) (service versant)

Présentation du contenu

MEMOIRE DE MONSIEUR MAURICE THIROUIN (DOURDAN) Date de l'entretien : 22 mars 2001

Maurice Thirouin, né en 1923 à Dourdan. Il a été préparateur en pharmacie à Dourdan de 1935 à 1985, actuellement à la retraite. Intervenant extérieur : Madame DAVID Geneviève, association historique de Dourdan et Madame Thirouin, femme du témoin.

Maurice Thirouin nous raconte ses souvenirs sur l'histoire de Dourdan (commerces, anciens métiers, pharmacie).

Présentation de Maurice Thirouin. Ses parents sont arrivés à Dourdan en 1906. Son père était cantonnier à Dourdan. Sa mère était femme au foyer. Il est allé à l'école Georges Leplâtre à Dourdan avec comme directeur Monsieur Bregeon qui avait eu pour prédécesseur Monsieur Dausay. Dans les années 1920, il n'y avait pas d'école maternelle mais une école des sœurs tenue par la sœur Blandine et sœur titine qui faisait l'école maternelle et s'occupait des pupilles de la nation. Il habitait rue Neuve (actuellement rue Debertrand). La rue de Chartres s'appelait la Grande rue. Ensuite il a été à l'école des garçons. L'école des filles se trouvait rue Neuve (ancienne école maternelle). [Hors entretien : la Directrice habitait un pavillon situé dans la cour de l'école : Madame Arnaut]. Horaires : 8h30-11h30 ; 13h30-17h. Il revenait chez lui le midi. Il y avait 5 classes avec différents instituteurs avec deux ou trois divisions dans chaque classe. La plus grosse division était celle du certificat d'étude. Environ 48 élèves dans l'école dans les années 1920-1930 où il régnait une bonne ambiance. Les élèves ne portaient pas d'uniforme spécifique sauf un tablier noir. Il a commencé l'école en 1928-29. (Il a gardé le cahier d'école : écriture à la plume, apprentissage de la lecture et du calcul). Il est entré comme apprenti à la pharmacie le 12 novembre 1935. Apprentissage sur le tas. Il faisait des paquets de plantes qui étaient toutes conditionnées à la main (camomille par exemple). Les plantes étaient toutes achetées. Il y avait déjà des médicaments (quintonine, pastille valda…). Il faisait des mélanges de plantes en fonction de l'ordonnance du médecin. Il faisait des pilules et des cachets sur le comptoir de la boutique. Il utilisait des balances. La pharmacie était une ancienne bibliothèque tenue par un ancien huissier de justice. (Disposition de l'ancienne bibliothèque : planches avec des colonnes). La première pharmacie datait environ de 1880. Il existait une autre pharmacie sur la place de l'église : Pharmacie normale et une autre en face de celle-ci. Apprentissage sur plusieurs années et vers 1945-46, il a obtenu l'autorisation d'exercer le métier de préparateur en pharmacie. Cette autorisation était délivrée par la sous-préfecture. A ce moment-là, il mettait en place des cours de formation qu'il n'a pas suivi parce qu'il avait déjà assez d'expérience pour exercer. Il est devenu préparateur en pharmacie dans sa pharmacie d'apprentissage. Les gens le confondaient avec le patron Monsieur Massias. Un laboratoire tenu par Monsieur Massias a été créé dans l'arrière-boutique. Il y avait environ 8 employés dans la pharmacie Macias en 1954-55 . Il avait commencé avec Monsieur Théallet, le prédécesseur de Monsieur Massias. A l'endroit du centre de radiologie, avant il y avait un serrurier tenu par les frères Bobiont. Un des membres de la famille Bobiont avait donné des oiseaux empaillés d'anciens oiseaux de la région qui ont disparu de la région. Anecdote sur son embauche à la pharmacie : le pharmacien avait besoin d'un commis. C'est la voisine qui lui a dit et l'a fait rencontrer le pharmacien. Son frère travaillait chez Andréas le marbrier à Dourdan, puis a installé sa propre entreprise de marbrerie (tailleur de pierre savonnière) pour les monuments funéraires. Un autre frère est devenu maître d'hôtel dans la compagnie des wagons-restaurants après avoir suivi un apprentissage en boucherie. Une sœur a travaillé dans une librairie dans la rue de Chartres (anciennement à la place de Madame Meyer). Beaucoup de commerces ont disparus. Commerces dans les années 1940-45: 4 bouchers (MM. Gallois, Pavard, Décossin), 3 boulangeries [une rue Haute-Foulerie (M. Ferron), une en face du donjon (M. Grégoire), une en face des Halles (M. Rapine) et une dans la rue Saint-Pierre (M. Corbeau)]. Beaucoup de maisons bourgeoises ont été rachetées par des cultivateurs retraités et beaucoup de maisons avaient le chauffage central ce qui montrait la richesse des anciens propriétaires. Cultivateurs de Dourdan : MM. Perrot, Aury, Barnabé, Hardouin, Pavard (élevage de vaches à viande). Avant, tout le monde se connaissait dans la ville. Il y avait des gros mariages entre cultivateurs. Sur l'avenue de Paris et près de la gare, on trouvait beaucoup de familles bourgeoises. Dourdan était une ville administrative (notaires). Il y avait un respect pour les notables du pays (notaires, curé, pharmaciens, médecins). Actuellement, on connaît moins de monde. Anciens métiers : 3 bourreliers (MM. Bredon, Corbin et Dramard), dans la rue d'Etampes un cordier (M. Lorin). Un matelassier rue Haute-Foulerie. Un maréchal-ferrant dans une grange (M. Templier) , M. Girou (place de la Forge). Des vitriers, des peintres en bâtiment. Une modiste. Travail sur les plumes. On ne sortait pas sans chapeaux. Le rendez-vous de la population était la messe pour se montrer. Cafés : 18 ou 20 (2 sur la place du chariot). Anecdotes sur les surnoms donnés à certains propriétaires de cafés. Rue Basse-Foulerie : M. Dupré, Madame Bedeau. Deux cafés au faubourg de Chartres, le café de la gare, " Chez Pierre ", " Chez Colas ". Ils étaient tous dans le centre-ville de Dourdan, dans la rue Saint-Pierre et dans la rue de Châtres, près du Parterre. Certains cafés vendaient aussi du charbon, des gamelles et des bonbons et faisaient épicerie, rue d'Etampes. Une épicerie vendait du lait et dépendait de la laiterie. Les vaches se promenaient dans la ville pour aller aux abreuvoirs au Puits-des-champs, un autre en face de " Chez Carroué " et un autre à côté de chez Rouillon-Lejard. Les vaches étaient emmenées par un vacher. Foire de Dourdan (foire aux bestiaux) : le 2 avril. Sur le boulevard des Alliés, on vendait du matériel agricole. Au jeu de Paume, on vendait des bêtes. Tous les fermiers de Dourdan y allaient. Il y avait aussi une fête foraine et une vente de bonbons. Les Halles étaient fermées de chaque côté et étaient réservées aux commerçants de Dourdan qui voulaient exposer (un grand quincaillier, un stand d'électricité). Il y avait parfois une coupure de courant dans la ville lors de cette fête. Marché aux grains : tous les samedis. C'était les fermiers qui se réunissaient pour vendre leurs grains (MM. Vaillant et Rozé). Les grainetiers de Dourdan ont disparus (MM. Pezi et Sauton). M. Sauton se trouvait à la place de l'Office du Tourisme près du château. Chaque boucher avait leurs propres abattoirs et abattait sur place. Elevage : poulets, lapins. Chacun avait son propre jardin et des cages à lapins. Pas de gros élevage de bêtes à Dourdan mais surtout autour. Il est parti en colonie de vacances grâce à la paroisse. Club de gymnastique avec des compétitions dans la région parisienne. Il nous montre des anciennes cartes postales. Le donjon était rempli d'arbres. Il existait un livret délivré par la mairie qui était remplie par le patron. C'était surtout un contrat moral. Autour de Dourdan, c'était des plaines et des jardins. La guerre n'a pas beaucoup perturbée son emploi. Il a été appelé pour garder des pylônes à Roinville-sous-Dourdan. Il a toujours réussi à échappé aux appels parce qu'il faisait partie du service sanitaire. Ses frères ont été prisonniers de guerre. Il utilisait des carnets de tickets d'alimentation. Pas de grosses difficultés pour se nourrir car les gens allaient dans la campagne chercher de la nourriture. Les bombardements à Dourdan ont commencé vers le 6 juin 1944. On a bombardé des trains et la machine à vapeur. Les avions et les camions étaient dans la forêt de Saint-Arnoult. Il existe à Dourdan une salle de cinéma " Le Parterre " où il a été projectionniste. Pendant la guerre, il faisait les séances pour les Allemands. Les Allemands venaient tous avec leurs fusils. D'autres montaient la garde. Il a été projectionniste de 1940 à 1950. Il faisait une tournée dans la campagne environnante dans des salles de cafés : Corbreuse, Saint-Cyr [Saint-Cyr-sous-Dourdan] par exemple. Les films étaient en 16 mm et il projetait des documentaires et des films français. Les Allemands arrivaient avec leurs propres films. Anecdote sur les Allemands. Pas de grands changements dans la vie quotidienne à Dourdan, des jeunes ont été prisonniers. Une fête a été organisée pendant la guerre pour aider les prisonniers de guerre (colis, jouets envoyés). Des troupes de théâtre existaient à Dourdan à l'école laïque pendant la kermesse. Il y avait une salle des fêtes à l'auberge du château qui n'existe plus. Loisirs des jeunes pendant les années 1930: bals des commerçants : un groupe de commerçants organisait un bal tous les samedis soir. Tous les jeunes de Dourdan s'habillaient pour aller au bal. Fête des familles nombreuses avec une grosse tombola et troupes théâtrales de Paris venaient à Dourdan. Après la guerre, fermeture progressive des petits commerçants et ouverture de grandes surfaces. A la place de " Multi ", il y avait l'orphelinat pour filles. Années 1960 : création de l'Essonne. Beaucoup de changements administratifs à cause de la proximité des Yvelines et de Rambouillet. La sous-préfecture de Rambouillet était plus proche que celle d'Etampes ou d'Evry. Manques de transports en commun pour aller à Etampes. C'est plus direct et plus pratique d'aller vers Châtres que d'aller à Paris. Anciennement : Juge de paix, tribunal, cabinet de justice. Dourdan a perdu son caractère administratif. Peu de déplacements dans les villes de l'Essonne. Beaucoup de gens allaient travailler à Paris et encore actuellement. Il a été soldat et il se souvient de l'ambiance dans le train. Tout le monde se connaissait et il y avait moins d'insécurité.

Conditions d'accès

Communicable [substitution:26Num/19 ; 26Num/20]

sans délais

Langue des unités documentaires

Français

Existence et lieu de conservation de copies

Copie de sécurité 26Num/19 et 26Num/20

Informations sur le traitement

Notice établie conformément à la norme ISAD(G), norme générale et internationale de description archivistique (2000), et à la DTD-EAD (Encoded Archival Description), informatisation de la description.

Mots clés lieux

Mots clés matières

Mots clés auteurs

Mots clés typologiques