FONDS JEAN OLLIVIER-IBM

Déplier tous les niveaux

Cote/Cotes extrêmes

75J/1-497

Date

1922-2006

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Archives départementales de l'Essonne

Description physique

497 articles

Origine

OLLIVIER Jean (service versant)

Présentation du contenu

Jean Ollivier : un historien inachevé

Placé sous la sauvegarde du CARDE (Centre d'action, de recherche et de documentation des entreprises) crée en 1992, le fonds d'archives intitulé Jean Ollivier-IBM a été déposé aux Archives départementales de l'Essonne, le 11 mai 2006. Ultérieurement, ce dépôt se transformera en don au décès de son épouse, Geneviève Ollivier. Il compte 38 m.l. d'archives consacrées essentiellement à la compagnie IBM France.

D'origine bretonne, Jean Ollivier naquit le 17 octobre 1939, dans un milieu ouvrier, son père étant couvreur et sa mère couturière. Après avoir suivi des études de chimie à l'université de Rennes, il effectua son service militaire puis partit en Algérie dans le cadre de l'Organisation de l'armée secrète et pour le rapatriement des Harkis. A son retour, ayant un intérêt accru pour les mathématiques et la physique, il postula en tant que programmeur dans deux entreprises : Bull et IBM. Il reçut deux réponses favorables et choisit d'intégrer l'usine IBM de Corbeil-Essonnes en janvier 1963. Après quelques mois de formation, il partit travailler un an aux Etats-Unis puis revint à Corbeil-Essonnes. Dès son arrivée à l'usine, il avait accepté de se syndiquer mais ce ne fut qu'en 1965, qu'il se présenta comme délégué du personnel. Ce jeune technicien accepta le mandat de représentant de la Confédération française du travail du personnel et fut le premier animateur de l'Inter-CFDT à IBM. Durant sa carrière, Jean Ollivier s'intéressa à l'histoire d'IBM, à ses versions officielles et officieuses, à son fonctionnement interne et hiérarchique et constata un décalage. Il s'inscrivit donc dans une démarche d'historien, afin de rétablir la vérité historique. Il commença à conserver tous les écrits syndicaux et les notes de direction, soit tout élément susceptible de permettre l'écriture d'une histoire objective. Après seize années passées au sein de cette entreprise, sa collecte documentaire s'élargit de manière concentrique, de l'usine de Corbeil-Essonnes aux autres implantations françaises voire internationales. A ces documents personnels se greffèrent les archives d'autres militants syndicaux de la Confédération française démocratique du travail du personnel ou de la Confédération française des travailleurs chrétiens, dont il fut le dépositaire. En 1972, un ancien salarié de l'usine de Vincennes et membre de la Confédération française des travailleurs chrétiens, Albert Chèvre, lui remit ce qu'il avait accumulé sur la presse d'entreprise, et ce de 1935 à 1944. Ainsi fut-il le détenteur de documents anciens remontant aux années 1930 et croisant les approches patronales et syndicales. Une fois à la retraite, il poursuivit sa mission en gardant des contacts avec certains membres du personnel encore en activité à IBM. Puis il orienta ses recherches différemment, en mettant l'accent sur l'image donnée par IBM, à ses clients comme Air France, à ses partenaires ou à ses concurrents. Il dépouilla ainsi les archives de l'entreprise Bull déposées aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis et mit en exergue les relations conflictuelles existant entre IBM et Bull. Parallèlement, avec ses collaborateurs du CARDE, dont il était le président, cet intérêt pour la mémoire collective s'accrut et gagna en intensité. Il s'impliqua personnellement dans la recherche et l'acquisition d'informations écrites et orales si bien que peu à peu, le projet d'écrire une histoire d'IBM et de son emprise sociale lui était devenu un objectif de long terme. Mais, la vie en décida autrement, le 11 juillet 2005 et tous ses proches respectèrent sa décision de déposer ses documents aux Archives départementales de l'Essonne afin que ceux-ci soient accessibles au plus grand nombre. La présidence du CARDE est assurée par Odile Nave depuis octobre 2006 qui garde la même ligne de conduite que celle suivie par Jean Ollivier. Cette association sensibilise à la préservation du patrimoine du travail et à la constitution de fonds d'archives sociales et économiques des entreprises (presse, archives syndicales) auprès de tous ceux qui, à un titre ou à un autre, sont en possession de documents, quelle qu'en soit la nature et réalise des histoires d'entreprises impulsées par les salariés ou leurs représentants. Les projets du CARDE se tournent actuellement vers l'histoire de l'inspection du travail et les grèves de mai 1968. Grâce au travail de Jean Ollivier, des étudiants et des chercheurs pourront ainsi étudier l'évolution des relations sociales dans une grande entreprise de pointe de la seconde moitié du XXème siècle ou les mutations liées aux dernières phases du processus d'industrialisation à Corbeil-Essonnes. Ils auront également la possibilité de mettre au jour cette notion de culture d'entreprise tant promue chez IBM véhiculée par des concepts basiques tels que la morale IBM, l'esprit IBM ou le système IBM afin de faire d'une histoire locale le maillon d'une chaîne historique nationale.

Historique d'IBM

A la fin du XIXème siècle, aux États-Unis, plusieurs branches industrielles s'unirent sous une holding : la CTR, Computer Tabulating Recording Machine. L'ITR (International Time Recording) fabriquant des horloges et des enregistreurs et la Tabulating Machine Company, fondée en 1896, spécialisée dans les machines statistiques à cartes perforées, en furent les principaux chefs de file. La CTR créa ainsi des machines classiques de mécanographie surtout à destination du marché américain. Les perforatrices trouaient les cartes afin que chaque réponse possible fasse l'objet d'une perforation spécifique. Quant aux tabulatrices, elles enregistraient et additionnaient les données perforées de la carte. Or, en 1912, la Tabulating Machine Company s'installa en Allemagne sous le sigle DEHOMAG : Deutsche Hollerith Maschinen Gesellschaft, ancêtre d'IBM Allemagne. Le 15 juillet 1914, une des filiales de la CTR s'implanta en France pour former l'ITR France, chargée exclusivement de la revente de matériels. Cette dernière fusionna, en 1935, avec la SIMC : Société internationale de machines, pour donner naissance à la Société française Hollerith. Vers 1890, l'ingénieur Hermann Hollerith avait inventé une tabulatrice à cartes perforées pour calculer le recensement américain et avait vendu ses brevets en Europe. A partir de 1924, les banques et les assurances utilisèrent ses tabulatrices pour effectuer des opérations mathématiques. Parallèlement à ces mutations industrielles, la CTR changea de sigle pour prendre, aux États-Unis, celui d'IBM : International Business Machines. Puis, dès 1927, un atelier de réparation et de pièces détachées fut mis en place à Vincennes, sous le nom de Compagnie électro-comptable (CEC), filiale d'IBM. A partir de 1935, la fabrication de matériel mécanographique débuta en France mais la production fut répartie sur plusieurs sites, dont celui de l'usine de Vincennes, située rue Montebello. Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Compagnie électro-comptable fournit et devint la principale entreprise sous-traitante d'IBM Allemagne, qui elle-même fonctionnait pour la Wehrmacht. Suite à une réunion à Berlin, où les dirigeants constatèrent un afflux de commandes, la Compagnie électro-comptable s'installa, en septembre 1941, à Corbeil-Essonnes et élit un conseil d'administration constitué par le personnel américain d'IBM. Le terrain acquis était un ancien atelier de serrurerie qui appartenait à un particulier du Coudray-Montceaux. Après rénovation, l'usine située sur la Nationale 7, se développa par étapes successives. Initialement, il s'agissait seulement d'un atelier de montages qui employaient des ajusteurs et des mécaniciens afin de fabriquer des cartes perforées et des machines à écrire électroniques. A l'armistice, les comités d'épuration dénoncèrent les comportements collaborationnistes de cinq membres de la direction de la Compagnie électro-comptable. Puis, en 1948, comme pour faire table rase du passé, la Compagnie électro-comptable se transforma en Compagnie IBM France. Après la guerre, le matériel mécanographique céda sa place à un nouveau produit davantage technologique : l'ordinateur. A partir de 1960, l'usine de Corbeil-Essonnes commença à se spécialiser dans le montage des ordinateurs, mais une politique de décentralisation fut mise en place en direction de La Gaude (1962), de Boigny (1963), de Montpellier (1968) et de Bordeaux (1970). En 1964, suite à des travaux de recherche extrêmement onéreux, IBM lança une gamme d'ordinateurs compatibles les uns avec les autres et devint ainsi le leader sur le marché informatique mondial. Dès lors, l'usine de Corbeil-Essonnes se consacra surtout à l'élaboration de composants électroniques et changea d'orientation en glissant peu à peu vers la chimie. Cette décision stratégique fut prise par les américains qui refusèrent désormais la sous-traitance de leurs composants afin de jouir d'une certaine autonomie dans les procédés de fabrication des ordinateurs. De 1950 à 1980, IBM réalisa un bénéfice net annuel compris entre 10 et 15% de son chiffre d'affaires et enregistra un taux de croissance compris entre 10 et 20%. A son apogée, de 1960 à 1975, l'usine de Corbeil-Essonnes compta jusqu'à environ 5 500 employés. Dans les années 1990, IBM fut sur le déclin. IBM échoua dans le domaine de la micro-informatique et les plans sociaux se succédèrent. Les usines de Boigny et de Bordeaux fermèrent et les effectifs de Montpellier et de Corbeil-Essonnes s'effondrèrent. Avec l'arrivée du nouveau président directeur général américain, Louis Gertsner, IBM France subit de nombreux remaniements. Dès lors, les usines IBM françaises furent considérées comme des sociétés de services et non plus de production. Or, l'usine de Corbeil-Essonnes était devenue une usine de production de composants et une usine dans laquelle Siemens était associée.

L'intérêt intrinsèque de ce fonds est donc de retracer l'histoire d'IBM sous un angle plus spécifiquement social et syndical. Au total 18 m.l. d'archives ont été éliminés du fait des doublons et des documents en triple exemplaire.

Le classement initial a été modifié afin d'adopter celui des associations, qui permettait davantage de mettre en valeur la richesse de ce fonds. Ainsi Jean Ollivier a-t-il recueilli des archives portant sur les institutions de la compagnie IBM France, sur l'activité économique et les aspects sociaux de la compagnie IBM France pour tenter de donner une vision globalisante de cette entreprise longtemps vue comme un modèle de réussite industrielle. Au niveau institutionnel, il est parvenu à collecter les comptes rendus des comités d'établissement, les comptes rendus des commissions du comité central d'entreprise d'IBM France et les accords d'entreprise de la compagnie. Institués en France par l'ordonnance 45-280 du 22 février 1945, les comités d'entreprise constituent un acteur majeur dans la représentativité du personnel. Tous ces éléments rendent compte des politiques internes et des stratégies industrielles adoptées par la compagnie IBM France pour mener à bien son projet de leader mondial dans les secteurs informatique et électronique. Ils mettent en évidence le fonctionnement de la structure décisionnelle de la compagnie et ses répercussions sur les usines rattachées à celles-ci. Certains d'entre eux remontent à la Seconde Guerre mondiale et abordent ainsi la période collaborationniste d'IBM. Le fonds est également composé de nombreux contentieux juridiques qui mettent en lumière des informations parfois inaccessibles en interne. Ils concernent essentiellement des mésententes entre la direction de la compagnie IBM France et ses salariés, ses syndicats et ses comités d'établissement à propos des plans sociaux, des accidents de travail et des subventions. Tous ces documents liés à la vie administrative et organisationnelle de l'entreprise sont indispensables à la compréhension du climat économique et social de la compagnie et ses dysfonctionnements. Avec une volonté d'écrire un jour l'histoire d'IBM, Jean Ollivier n'a pas négligé les aspects liés à la vie économique de l'entreprise. Moins conséquentes que les archives sociales, elles ne perdent en rien de leur intérêt. Elles sont au contraire un complément de celles-ci puisqu'elles traitent des bilans comptables de 1947 à 1994 et des rapports annuels de la compagnie. Ce versant financier de l'entreprise joue un rôle majeur dans la perception de la politique directionnelle d'IBM. Ces documents rendent compte du rôle économique des comités d'établissement notamment dans la gestion des subventions pour les activités du personnel. Ils mettent également en évidence la politique budgétaire du comité central d'entreprise et les priorités données en matière d'objectif financier. En outre, ils renseignent sur les pertes financières de la compagnie récemment génératrices de restructurations sociales importantes. Outre le volet économique de l'entreprise et de par ses fonctions, Jean Ollivier a rassemblé une pléthore d'archives en matière sociale. Son objectif premier avait été, en effet, de mettre l'accent sur les acteurs participant quotidiennement à la croissance de l'entreprise IBM France. De nombreuses archives comme les rapports techniques de la médecine du travail, l'analyse des salaires, les rapports sur l'égalité et la formation professionnelles reflètent tout ce qui touche à l'organisation et aux conditions de travail. D'autres traitent de la politique de l'habitat menée par la direction d'IBM envers son personnel et révèlent les dynamiques spatiales et les initiatives politiques locales liées à l'implantation des usines IBM. Elles témoignent donc de l'évolution de l'environnement social des salariés d'IBM qui a souvent été à l'origine des mouvements de contestations syndicales. Mais Jean Ollivier a également pris en considération les associations de personnel. Dès les années 1970 s'est créée une amicale des retraités, le CARA, club des anciens et des amis d'IBM France, qui fonctionnait essentiellement au niveau des loisirs et du domaine culturel. Puis, en complément s'est formée l'ADREP, association de défense des retraites et préretraites d'IBM France, à vocation revendicative pour les droits des retraités. Les retraités font partie intégrante de l'histoire de l'entreprise et ont, de par leur statut, une verve plus libre. Ils peuvent donc s'exprimer et il est donc intéressant d'observer la politique d'IBM à leur égard. Puis IBM a dû faire face aux plans sociaux. IBM a ainsi demandé à plusieurs milliers de membres du personnel, essentiellement techniciens et cadres, de rester à leur domicile tout en percevant 80 % de leur salaire et ce à partir de 49 ans. Ces salariés figuraient sur les listes d'effectifs de l'entreprise et bénéficiaient des activités des comités d'établissement. Ces personnes ont donc crée l'ASISDI, association de défense des salariés d'IBM France en situation de disponibilités. Ces associations de personnel n'étaient pas les seules à défendre les droits et les intérêts des salariés. Le fonds comporte également les archives des syndicats des usines d'IBM France, collectage facilité par la fonction de militant de la Confédération française du travail de Jean Ollivier. La reconnaissance de l'exercice du droit syndical dans les entreprises eut lieu le 27 décembre 1968 par la loi n° 68-1179. Dès lors, les syndicats avaient la possibilité de constituer des sections syndicales et de désigner des délégués syndicaux au sein des entreprises. Cette loi consacra non seulement une liberté d'expression et d'action du syndicat dans l'entreprise, mais aussi une institution proprement syndicale (le délégué syndical) aux cotés des institutions élues (délégués du personnel et comité d'entreprise). Par cette nouvelle loi, les syndicats pouvaient diffuser des tracts à l'intérieur des lieux de travail et organiser des élections professionnelles et des mouvements sociaux. Les syndicats d'IBM France ont axé leurs priorités sur le sort des salariés et les injustices dont ils pouvaient être victimes. Les archives syndicales participent ainsi à la reconstitution de l'histoire sociale de l'entreprise. Les revendications des syndicats et les désaccords souvent multiples avec la direction figurent notamment dans les nombreux tracts conservés par Jean Ollivier et dans les comptes rendus des réunions des délégués du personnel. Cependant, IBM choisit également de créer ses propres institutions sociales comme la commission centrale des délégués du personnel, émanation de l'ensemble des établissements. Cette dernière avait pour principale fonction de débattre sur les classifications et les salaires. La direction d'IBM échappait ainsi à un éventuel affrontement direct avec les syndicats. Tous ces thèmes liés au contexte social de la compagnie IBM France renseignent sur la composition du personnel, ses activités, ses requêtes et son avenir via les retraites par exemple. La correspondance établit donc le lien entre la direction et ses salariés et met en relief l'orientation de la politique économique et sociale d'IBM. Ces archives économiques et sociales conservées par Jean Ollivier peuvent être analysées sous un autre angle grâce aux publications et supports de communication réalisées par la compagnie IBM France et ses usines. Les revues d'entreprise et les brochures sont essentiellement en français, en anglais, en américain et en japonais. Elles sont multiples chez IBM et se révèlent assez anciennes. En effet, IBM a pendant longtemps fabriqué des cartes perforées et n'a jamais manqué de papier pendant la guerre. En qualité d'imprimeur, l'entreprise bénéficiait d'un accès privilégié à cette matière première. Ces publications concernent aussi bien la vie interne des usines françaises (Corbeil-Essonnes, Boigny, Bordeaux, Montpellier, La Gaude), les différentes divisions de la compagnie IBM France (commerciale, technico-commerciale), et les entreprises IBM étrangères (Europe, Etats-Unis, Japon). Une de ces revues a notamment adopté comme titre la devise de l'entreprise : Think. Ces documents permettent de dépasser les frontières françaises et de saisir la portée de la politique IBM en matière internationale. Par ailleurs, la direction d'IBM s'est beaucoup intéressée à la presse. Elle voulait prouver qu'elle n'était pas une multinationale mais une entreprise française pour, à terme, s'octroyer de nombreux marchés publics. Les revues de presse étaient réalisées tous les quinze jours, par la direction de 1967 à 1978, puis de façon aléatoire par des militants ou le comité d'établissement de 1966 à 2000. Elles révèlent les choix stratégiques de la direction d'IBM et ses comportements vis-à-vis de ses partenaires et concurrents. Vers les années 1980, 1990, la communication est venue habiller l'information et consolider l'image virtuelle d'IBM par l'intermédiaire de l'iconographie. Jean Ollivier a regroupé de nombreuses photographies qui illustrent la vie interne de l'usine IBM de Corbeil-Essonnes. Quant aux affiches, réalisées par la direction et par les syndicats eux-mêmes, elles transmettent diverses notions : mécénat de la compagnie, publicités des nouveaux produits, journées de formation ou mouvements de contestation. Ces deux approches soulignent des enjeux contradictoires : d'une part une priorité accordée par la direction au marketing publicitaire et de l'autre une information davantage ciblée vers les Composition et intérêt du fonds L'histoire d'IBM n'est pas seulement celle des machines. Elle est liée aux mutations de l'industrie informatique, à sa diversité et à sa structuration. Elle intègre également l'histoire des hommes qui la composent, et qui lui ont permis de traverser les décennies, parfois non sans heurts. L'intérêt intrinsèque de ce fonds est donc de retracer l'histoire d'IBM sous un angle plus spécifiquement social et syndical. Au total 18 m.l. d'archives ont été éliminés du fait des doublons et des documents en triple exemplaire. Le classement initial a été modifié afin d'adopter celui des associations, qui permettait davantage de mettre en valeur la richesse de ce fonds. Ainsi Jean Ollivier a-t-il recueilli des archives portant sur les institutions de la compagnie IBM France, sur l'activité économique et les aspects sociaux de la compagnie IBM France pour tenter de donner une vision globalisante de cette entreprise longtemps vue comme un modèle de réussite industrielle. Au niveau institutionnel, il est parvenu à collecter les comptes rendus des comités d'établissement, les comptes rendus des commissions du comité central d'entreprise d'IBM France et les accords d'entreprise de la compagnie. Institués en France par l'ordonnance 45-280 du 22 février 1945, les comités d'entreprise constituent un acteur majeur dans la représentativité du personnel. Tous ces éléments rendent compte des politiques internes et des stratégies industrielles adoptées par la compagnie IBM France pour mener à bien son projet de leader mondial dans les secteurs informatique et électronique. Ils mettent en évidence le fonctionnement de la structure décisionnelle de la compagnie et ses répercussions sur les usines rattachées à celles-ci. Certains d'entre eux remontent à la Seconde Guerre mondiale et abordent ainsi la période collaborationniste d'IBM. Le fonds est également composé de nombreux contentieux juridiques qui mettent en lumière des informations parfois inaccessibles en interne. Ils concernent essentiellement des mésententes entre la direction de la compagnie IBM France et ses salariés, ses syndicats et ses comités d'établissement à propos des plans sociaux, des accidents de travail et des subventions. Tous ces documents liés à la vie administrative et organisationnelle de l'entreprise sont indispensables à la compréhension du climat économique et social de la compagnie et ses dysfonctionnements. Avec une volonté d'écrire un jour l'histoire d'IBM, Jean Ollivier n'a pas négligé les aspects liés à la vie économique de l'entreprise. Moins conséquentes que les archives sociales, elles ne perdent en rien de leur intérêt. Elles sont au contraire un complément de celles-ci puisqu'elles traitent des bilans comptables de 1947 à 19

Langue des unités documentaires

Français

Iconographie, affiches. - Air France, sécurité du travail : port de charge, apprenons à soulever une charge. Avec Fégaf, améliorons la sécurité et les conditions de travail, décembre 1999, Coul., Dim. 59,5 x 42 cm.

Cote/Cotes extrêmes

75J/393

Date

1999

Caractéristiques physiques

Papier

Origine

OLLIVIER Jean (service versant)

Présentation du contenu

Images fixes

Conditions d'accès

sans délais

Langue des unités documentaires

Français

Informations sur le traitement

11/06/2007